Echo du Domaine, décembre 2018 – Côté cave

Côté cave

La fin d’année est là, nous finalisons les assemblages de nos cuvées (nous vous en dirons bientôt un peu plus sur les profils aromatiques)  avant de pouvoir commencer les mises en bouteille en début d’année.

D’ailleurs, savez-vous pourquoi les bouteilles de vin font 75cl ?

Le vin doit le volume de ses bouteilles (75 cl)  aux Anglais.

Les vignerons français ont en effet choisi cette contenance à partir du XIXe siècle, parce qu’ils faisaient traditionnellement commerce avec eux. Nos voisins britanniques n’ont jamais eu le même système de mesure que nous : ils utilisent le gallon, qui représente 4,54609 litres.

Pour faciliter la conversion, les vignerons ont alors conçu des tonneaux d’environ 225 litres, soit l’équivalent de cinquante gallons, qui permettait de remplir exactement 300 bouteilles de 75 cl.  On avait donc : 1 barrique = 50 gallons = 300 bouteilles. Donc un gallon valait 6 bouteilles, c’est d’ailleurs pourquoi, aujourd’hui encore, les caisses de vin sont la plupart du temps vendues par 6 ou 12 bouteilles.

L’usage des bouteilles de 75cl  s’est ensuite rapidement généralisé pour toutes les exportations de vin mais aussi pour les ventes en France.

Echo du Domaine, novembre 2018 – Côté cave

Les vendanges 2018

Chers amis bonjour,

En ce début novembre, l’équipe de la cave et du vignoble peut commencer à souffler et faire un premier bilan des vendanges :

Les conditions météorologiques, éléments majeurs pour tous les paysans, ont rudoyé le vignoble et nos nerfs jusqu’à  mi aout, avec  deux épisodes pluvieux à cette date qui ont eu pour conséquence de faire apparaitre quelques foyers de pourriture sur des raisins encore verts.

Début septembre, alors que nous attendions des vendanges précoces, les sucres montaient très lentement et notre moral était au plus bas…

Nous avons finalement démarré la cueillette le 10 septembre (ce qui fait de 2018 un millésime dans la moyenne décennale)  et surtout sous un soleil radieux sans aucune humidité matinale. Ces conditions météorologiques ont asséché les quelques traces de pourriture.

Jour après jour, nous avons retrouvé le sourire car les raisins étaient magnifiques, la maturité arrivait lentement, ce qui nous a permis de suivre les parcelles au fur et à mesure de leur potentiel maximum, pas une goutte d’eau pendant 4 semaines et pas de panne de matériel.

Au final, nous avons récolté environ  500 tonnes de raisin, ce qui représente un volume dans le haut de notre potentiel, et la puissance aromatique que nous observons en cette fin de fermentation confirme la qualité des raisins que nous avons cueillis.

Sur les 46 cuves de moûts remplies, 38 sont à ce jour finies en vin avec la première mise au propre effectuée.

La prochaine étape ?  La filtration de tous les « rosés » et leur assemblage pour donner naissance à nos cuvées.

Je vous dis donc à très bientôt

Serge

Echo du Domaine, octobre 2018 – Côté cave

 

Les vendanges ont commencé lundi 10 septembre de très bonne heure. Le mois prochain nous vous ferons un petit topo sur la récolte 2018. Mais en attendant, saviez vous  que nous vendangeons à l’aide d’une machine ? Voici quelques éléments sur notre façon de vendanger par rapport aux vendanges manuelles.

 

La vendange mécanique s’est bien développée en Provence il y a 15 ans, lorsque les vignerons ont su qu’il fallait protéger le raisin de l’oxydation et de la chaleur, même si certains pensent encore qu’elle abime la vigne.

Notre machine « dernier cri » permet de faire des réglages précis afin de se rapprocher le plus possible d’une vendange manuelle pour éviter d’abimer la vigne et d’avoir une récolte rapide et qualitative. Les machines à vendanger sont équipées de batteurs qui font vibrer les pieds de vigne afin de détacher les raisins mûrs de leur grappe (la rafle restera sur la vigne) tout en respectant l’intégrité du raisin et sans abîmer la plante. Les raisins sont ensuite acheminés par des godets (noria) jusqu’à un tapis. Celui-ci les envoie dans un égraineur avec un aspirateur afin de séparer les feuilles. Les raisins tombent ensuite dans la benne de la vendangeuse avant d’être amenés à la cave.

 

Pourquoi est-ce mieux adapté (pour nous) que la vendange manuelle ?

 

Les vendanges en Provence doivent être nocturnes afin de préserver la fraîcheur des raisins pour éviter l’oxydation des baies (il fait très chaud chez nous en septembre !) et ainsi favoriser les extractions d’arômes et les macérations pelliculaires. Aussi, en vendangeant de nuit, on évite la prise de couleur. En effet, le raisin à peine cueilli dégage déjà du jus (puisqu’il tombe dans la benne) qui est donc en contact avec les peaux : si la température est trop élevée la couleur se diffuse trop rapidement.

Autre avantage : elle permet de ne pas utiliser de main d’œuvre pour vendanger. Cette main d’œuvre, en plus d’être onéreuse, n’est pas aussi réactive qu’une machine conduite par une seule personne : si les prévisions météorologiques ne sont pas favorable à une vendange à J+2, nous pouvons anticiper et vendanger la parcelle prévue ce jour là plus tôt : la machine est souple, elle peut être utilisée à n’importe quelle heure, elle va vite (elle vendange en 1h15 un hectare, ce qui est généralement fait par 12 personnes en vendange manuelle pendant 1 journée). Elle nous permet donc une rapidité d’intervention et un bon respect du calendrier des récoltes.

Sur les rosés (qui représentent 70% de notre production) où nous ne souhaitons pas de tanins, la machine permet d’obtenir une récolte plus propre sans feuilles et surtout sans rafles qui contiennent beaucoup de tanins.