Echo du Domaine, mars 2019 – Côté cave

mars 25, 2019
Serge Davico

 

 

 

Coté cave nous mettons notre nouveau millésime en bouteille.

En parlant de bouteille retraçons ensemble l’histoire de la bouteille ainsi que ses différentes formes.

 

La bouteille est une innovation qui s’est largement diffusée à partir du 18ème siècle.

Son utilisation s’est standardisée lorsqu’on a réalisé que le vin se conservait mieux en bouteille qu’en fût !

Très vite sa contenance est fixée à 75 cl, pour des raisons commerciales avec les anglais, nos principaux importateurs au XIXème siècle (cf numéro précédent).

 

L’histoire et la tradition ont façonné les formes des bouteilles qui sont en général le reflet de leur région d’origine, voici les plus connues :

La bourguignonne : On appelle aussi la bouteille « feuille morte », presque tous les vignerons bourguignons l’utilisent.

Lingérienne : Il s’agit d’une variante de la bouteille bourguignonne. Seulement, elle est plus fine et le nom de l’AOC peut y être gravé dans le verre en bas.

La Bordelaise : Son nom à Bordeaux est « Frontignan ». Il s’agit de la bouteille qui représente le mieux le vin dans nos esprits.  Cette bouteille est la plus utilisée dans le monde.

La Provençale : Il en existe plusieurs variantes utilisées pour l’AOC Côtes de Provence. On parle de « flûtes à corset » dont la base est plus serrée pour les vins de propriétaires et ce sont les négociants qui utilisent la bouteille dite « côte de Provence », plus droite.

La champenoise : Comme son nom l’indique, elle renferme les précieuses bulles.

Rhodanienne : On y grave « Côtes du Rhône » sur le côté, seulement lorsque le vin est mis en bouteille sur l’aire de production.

Ces bouteilles peuvent être utilisées par tous. Et il existe trois styles de bouteilles dont l’usage est réglementé :

La Flûte alsacienne : Unique bouteille qui a l’honneur d’être protégée depuis l’an 1955 par un décret. On l’appelle aussi la bouteille « vin du Rhin ». Elle est donc réservée aux vins issus d’Alsace. Je vous invite à lire un extrait du cahier des charges de l’appellation qui mentionne le contenant utilisé :

La Muscadet sur lie : Certainement la bouteille la moins connue. Elle n’est utilisée que par l’AOC Muscadet sur lie (Pays de la Loire) et n’est absolument pas obligatoire. Sa particularité : Son relief au niveau des épaules, qui lui apport charme et spécificité.

Clavelin : Bouteille que l’on retrouve uniquement pour les vins jaunes du Jura.

 

Elles ont tout de même un point commun : leur renfoncement au culot, que l’on nomme piqûre, afin de les stabiliser lorsqu’elles sont debout. Sauf la cuvée Cristal du champagne Roederer dont le fond plat est une exigence du tsar Alexandre II (1855) qui craignait que l’on cache une charge explosive dans le culot !

Aujourd’hui, de nombreuses formes ont fait leur apparition par des verriers. Vous le savez, nous sommes essentiellement producteurs de rosé, vin de délicatesse et de charme. C’est dans cet esprit de sensualité que nous avons choisi une bouteille avec une forme d’inspiration féminine, semblable à un flacon de parfum. Son nom est la KENDO, elle ne nous appartient pas (verrier Saverglass) mais nous avons décidé de la personnaliser avec notre logo en piqure et notre nom « terre de mistral » sur la bague.

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