L’écho du Domaine, juin 2016 – Côté Cave

juin 13, 2016
Terre-de-mistral

Vignoble - Copie

Côté cave

Chers lecteurs bonjour,

Si vous êtes comme moi, vous attendez avec impatience que la chaleur arrive enfin pour profiter de la fraicheur de nos rosés (avec modération bien sûr) ! En attendant nous travaillons ardemment pour la future récolte.

En cette période nous « désagatons « . Comment ? Ha oui, c’est un terme provençal que beaucoup de paysans utilisent pour dire ébourgeonner ou épamprer.

En effet, la vigne, surtout sur les dix premières années, fait repartir des pousses sur le tronc ; ces « gourmands » ou « pampres » ou bien-sur « sagates » consomment de la vigueur au détriment des poussent portant les raisins, nous devons donc les éliminer et pour cela plusieurs méthodes s’offrent à nous :

· A l’ancienne, tout simplement en passant pied par pied et en glissant la main sur le tronc (avec un bon gant bien sûr). Cette méthode est la plus saine mais elle est très gourmande en main d’œuvre et le soir on a mal a l’esquine; pardon : au dos.

· Des machines existent ; ce sont des lanières en rotation entrainées par l’hydraulique du tracteur qui viennent brosser le pied ; la vitesse d’exécution est correcte et le respect environnemental est assuré, mais le principe pose problème sur les vignes palissées car à cette époque les fils de fer releveurs sont encore au sol en attente d’être remontés pour soutenir la végétation. Le risque de les enrouler autour des brosses est important.

· Des produits phytosanitaires appliqués au niveau du tronc à l’aide d’un tunnel qui enjambe la rangée de vigne, bloquent la photosynthèse et font l’équivalent d’un chalumeau. Cette méthode est rapide et efficace mais moyenne pour le respect de l’environnement.

· Enfin il est possible, sur le même principe, de provoquer des brulures à l’aide d’une installation au gaz ; dans ce cas une bombonne de gaz est portée par le tracteur et alimente des bruleurs. Cette méthode est peu utilisée car son coût est élevé et de plus le bilan Carbonne très mauvais.

Chez nous, c’est un panaché des trois premières méthodes.

Je vous souhaite à tous un joli mois de juin !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *