L’écho du Domaine, mai 2016 – Côté Cave

mai 18, 2016
Terre-de-mistral

gel_sur_bourgeon

Chers lecteurs,
Dans le vignoble nous sommes tristes et inquiets.
En effet, le 29 avril un point d’air froid s’est crée dans le bas du territoire et particulièrement le long de l’Arc où l’humidité de la rivière a dû jouer le rôle d’aspirateur.
La température y est descendue aux alentours de moins un degré et comme il n’y avait pas d’air, de la glace s’est formée sur les jeunes feuilles et surtout sur les jeunes grappes.
Sur certaines parcelles, les pousses ont été endommagées à 100 % ; c’est le cas pour nos Sangioveses donnant naissance à notre cuvée « Pauline » et une partie de nos Muscats entrant dans l’assemblage « Mireille ». Au total nous déplorons une perte d’environ 7 Hectares.
La nature étant bien faite, des bourgeons lattants vont repartir pour permettre à la vigne de faire son cycle végétatif, malheureusement ces pousses ne portent généralement pas de grappes. Pour favoriser cette repousse de manière plus puissante, nous avons mobilisé toute l’équipe technique (7 personnes) pour retailler les parcelles concernées et nous espérons de ce fait récupérer une petite récolte de 20 % ; mais rien n’est garanti…
Par chance, contrairement au dernier épisode de gel du printemps 1991, aucun coteau n’a été touché ; sans nouvelle catastrophe et si les conditions à venir sont favorables, nous pouvons espérer une récolte globale de 80 %, mais ça fait beaucoup de « si »…
C’est toute la difficulté du métier de paysan : nous subissons les contraintes d’un commerce et de l’industrie liée à la conjoncture économique, mais nous avons en plus les contraintes climatiques.
Celle-ci sont assurables (et assurées pour Terre de Mistral). Mais les aides de l’assureur ne débutent qu’après un sinistre de 25 %, ce qui garantie la pérennité de l’exploitation agricole en cas de véritable catastrophe de l’ampleur de 1991 où 70% de la récolte avait été perdu. Ce qui n’est heureusement pas le cas cette année.
Autre élément d’inquiétude : la sècheresse intense que nous subissons ; mais pour cela nous pouvons agir, car le vignoble est quasiment tout irrigable au goutte a goutte et nous allons commencer à intervenir.
Pour oublier un peu cette situation anxiogène, nous nous disons que le vrai printemps a l’air d’enfin arrivé et surtout vous êtes nombreux à nous faire le plaisir de nous rendre visite !!!

2 réflexions sur “ L’écho du Domaine, mai 2016 – Côté Cave ”

  • 29 mai 2016 à 9 h 08 min
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    On n’est pas mieux lotis au domaine de la Grande Bauquiere… courage à vous et à bientôt les voisins 😉

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    • 13 juin 2016 à 9 h 10 min
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      Merci, courage aussi 🙂

      Réponse

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