Echo du Domaine, août 2018 – Côté moulin

 

Plusieurs conseils pour prendre soin de vos arbres ce mois ci :

En ce moment dans l’oliveraie, il faut traiter les arbres contre la mouche de l’olive en posant de nombreux pièges.

La mouche de l’olive, aussi appelé Bactrocera oleae, est un véritable fléau pour la production d’olive et d’huile d’olive.

Un simple moucheron mesurant 4 à 6 mm de longueur va pondre ses larves dans les olives en pleine croissance et fait des ravages dans plusieurs plantations du bassin azuréen : la larve se nourrie de la chair de l’olive. Lorsqu’elle va éclore et que la mouche sortira de l’olive, elle y laissera un trou. Ce trou va permettre a l’air de rentrer dans l’olive et celle-ci s’oxydera : le fruit va se fragiliser et tomber.

La coupe : Nous vous conseillons de couper les rejets (les pousses) au pied de l’arbre ainsi à l’intérieur afin de faciliter la récolte en octobre.

Arrosage : Il faut arroser car même avec les pluies de mai, il fait très chaud en ce moment. Arroser va permettre la bonne tenue des olives et un meilleur développement.

Côté récolte, la floraison a été très belle mais nous avons eu des coulures (fleurs qui avortent) à cause de la pluie de mai et juin. La récolte s’annonce tout de même correcte. Croisons les doigts !

Echo du Domaine, Juin 2018 – Côté Moulin

Actuellement l’olivier est dans une période cruciale : la floraison.

La floraison ne dure qu’une huitaine de jours… période pendant laquelle a lieu la pollinisation. C’est une période très critique car la pluie, un vent violent ou son absence l’empêchent. La fleur de l’olivier n’attire en effet pas les abeilles (c’est pourquoi il n’existe pas de miel d’olivier) : la pollinisation se fait donc uniquement par le vent et nécessite de bonnes conditions atmosphériques ! De petites fleurs blanches un peu jaunes, peu parfumées, apparaissent fin mai en grappes de 30 à 40 fleurs. Une sur 20 en moyenne donnera une olive.

 

Nous espérons une saison chaude, car l’humidité favorise le développement de l’œil de paon : champignon qui se développe sur le fruit. Cependant on ne peut pas traiter les oliviers pendant la floraison, les traitements à la bouillie bordelaise sont interdits tant que le fruit n’est pas complètement formé.

 

Echo du Domaine, Mai 2018 – Côté Moulin

Côté moulin et oliveraie

Nous avons fini la taille, il faut maintenant entretenir le pied des arbres en désherbant.

Il faut surveiller les arbres avant les pluies pour les traiter contre l’œil de paon (bouillie bordelaise) et s’il manque de pluie il faudra penser à l’arrosage.

Autre chose : le piegeage massif de la mouche est a mettre en place dès mi avril pour empecher a la mouche de se dévolopper. Vous pouvez acheter les pièges ou les fabriquer : http://afidol.org/wp-content/uploads/2016/04/piegeage_massif_2017.pdf

 

Moulins traditionnels et moulins modernes focus

 

Beaucoup de moulins à huile traditionnels ont disparus, d’autres se sont modernisés. Parfois entièrement, parfois en gardant des outils et méthodes traditionnels. Mais quels sont les principaux  changements entre la fabrication d’aujourd’hui et celle de l’époque Romaine, c’est-à-dire, depuis les premières traces des moulins à huile ?

La première étape de la  fabrication est le broyage

Auparavant, on utilisait une méthode de broyage entre deux pierres. Dans un premier temps, la force des animaux était utilisée pour entraîner la roue, puis celle de l’eau (il en existe encore). Puis la majorité des moulins se sont mis à l’électricité.

Par la suite, il faut séparer l’huile de la pâte

Pour  la séparation, la cuve était remplie d’eau afin que l’huile puisse se séparer et remonter à la surface de l’eau. Les noyaux, quant à eux, restaient au fond. Cette technique donnait à l’huile un coté très doux mais moins aromatique car la plus grande partie des phénols qui donnent le fruité et le goût étaient dilués dans l’eau.

Dans les moulins modernes on ne rajoute pas d’eau (ou très peu), on utilise une centrifugeuse. Celle-ci, en tournant à plus de 3000 tours par minute, sépare les composants de la pâte selon leur densité.

Pour la récupération de l’huile

Pour récupérer l’huile et la pulpe, on utilisait, à l’époque romaine, une poêle percée de trou et équipée d’un long manche. Puis, pour récupérer le reste d’huile dans la pâte, on remplissait de cette pâte des paniers, ronds et plats comme un béret basque, empilés sous une presse en bois à vis sans fin. Bien souvent, c’etait la force des bras qui servait de force motrice.

Aujourd’hui on utilise encore une fois  une centrifugeuse.

 

Si les techniques ancestrales des vieux moulins à huile vous intéressent nous vous proposons d’aller visiter le vieux moulin du Partégal (Var)